« J’irai jusqu’à Zanzibar » dans la collection permanente du Musée Rimbaud
Créée à Charleville-Mézières dans le cadre de la Biennale internationale de poésie “Les Ailleurs”, l’exposition “J’irai jusqu’à Zanzibar » vient de faire son entrée dans la collection permanente du nouveau Musée Rimbaud. Inspirée par Arthur Rimbaud et Zanzibar qu’il n’atteindra jamais, cette exposition propose des photos prises par Sisygambis lors de ses périples ainsi que des vidéos.
The exhibition “I will not go to Zanzibar”, created on the occasion of the Biennale International for Poetry “Les Ailleurs”, is now part of the permanent collection of the new Rimbaud Museum in Charleville-Mézières.
"J'IRAI JUSQU'À ZANZIBAR"
Biennale des Ailleurs | Musée de l'Ardenne à Charleville-Mézières
Exposition du 11 octobre au 11 janvier 2015
Une exposition de Sisygambis inspirée par Arthur Rimbaud pour rêver quelques apparitions à travers des photos et une création vidéo-musicale, d’Egypte à Zanzibar
Dans le cadre de la Biennale Internationale de Poésie "Les Ailleurs" et du 160e anniversaire de la naissance de Arthur Rimbaud.
Rimbaud, ses errances en Europe, à Chypre et en Abyssinie... L’homme chercha toujours plus loin la vraie vie qu’il avait touché en poésie mais qu’il chassait sans l’atteindre sur les routes poussiéreuses d’Orient. On sait qu’il ne parvint jamais à Zanzibar et qu’il revint mourir à Marseille.
Marseille, c’est justement là que vit Christine Coulange, artiste de Sisygambis. C’est d’où elle part régulièrement courir les routes du monde et saisir des visages, des paysages, des sons et des couleurs. Elle va capter ce qui défie le temps et justifie le voyage : l’expérience de l’intensité, l’impromptu généreux, l’éveil aux autres, à l’autre bout des océans.
Christine Coulange est allée à Zanzibar. Elle y a croisé les pêcheuses d’algues, les vieux sages, les jeunes rêveurs et la mer toujours recommencée. Elle a apprivoisé cette terre qui existe bel et bien au carrefour de l'Inde, de l'Arabie et de l'Afrique et qui, de Segalen à Patti Smith, a fait fantasmer écrivains et poètes. L’île est une porte entr’ouverte sur le croisement des cultures, le mélange des saveurs, l’alchimie des désirs. Mais c’est aussi une porte temporelle où s’efface l’écart entre hier et demain. Si dur soit là-bas l’ordinaire travail des jours, les regards y portent, mieux qu’ailleurs, vers l’Ailleurs.
I WILL GO TO ZANZIBAR
Opening on Saturday October 11th at 11am.
On the occasion of the Biennale for International Poetry "Les Ailleurs", from October 11th 2014 to January 11th 2015, celebrating the 160th anniversay of Arthur Rimbaud's birth.
A Sisygambis exhibition inspired by Arthur Rimbaud as an invitation to dream through mirages, photographs and a musical-video creation from Egypt to Zanzibar.
Rimbaud, his wanderings through Europe, Cyprus and Abyssinia... The man relentlessly sought the faraway true life reached in his poetry, but his thirst was left unquenched along the Orient dusty roads. As we know he never reached Zanzibar and came back to Marseille where he passed away.
Marseille, is also where the Sisygambis artist Christine Coulange lives. Home that she regularly leaves to cross the worldwide roads capturing faces, sceneries, sound and colors. From distant oceans, she transgresses what defies time and justifies traveling: the experience of intensity, generous impromptu and altruist awakening.
In Zanzibar, she unfolded images of seaweed fisherwomen, wise old men, young dreamers and the sea's eternal backwash. She tamed that land deeply rooted in the crossroads of India, Arabia and Africa, a land that from Segalen to Patti Smith, inspires authors and poets. A time warp where the gap in between yesterday and tomorrow deletes. No matter how intense the work of days may be over there, one observes, deeper than elsewhere, the Elsewhere.